Tolstoy Leo - La Pensée de l'Humanité стр 9.

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et dans son cœur.

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«Il est inutile de s'occuper de rêves, il faut penser aux choses sérieuses, il faut vérifier les rapports entre le capital et le travail, organiser le travail, la propriété foncière, ouvrir des marchés, instituer des colonies pour le trop plein de la population, régler les rapports de l'Église et de l'État, conclure des alliances, garantir la sécurité des États et ainsi de suite.

«Il faut s'occuper de questions sérieuses, dignes de l'attention et des soins des hommes et non pas rêver à un ordre de choses permettant de tendre la joue lorsqu'on vous frappe l'autre, donner aussi son vêtement lorsqu'on vous enlève votre chemise et de vivre comme les oiseaux du ciel, tout cela n'est que du radotage, dit-on, sans remarquer que le fond de toutes ces questions, est précisément contenu en ce qui est qualifié de vain radotage.

En effet, toutes ces questions, depuis celle de la lutte entre le capital et le travail, jusqu'à celle des nationalités et des rapports entre l'Église et l'État, reviennent à cette seule question: Y a-t-il des cas dans lesquels l'homme peut et doit faire le mal à son prochain, ou ces cas n'existent-ils pas et ne peuvent-ils pas exister pour un homme raisonnable? Est-ce raisonnable ou non, et par suite, doit-on ou ne doit-on pas rendre le mal par le mal? Il y eut un temps où les hommes pouvaient ne pas comprendre et ne comprenaient pas, en effet, l'importance de cette question. Mais les souffrances affreuses qui accablent l'humanité d'aujourd'hui ont conduit les hommes à reconnaître la nécessité de trouver à cette question une solution. Il y a dix neuf cents ans que cette question est définitivement résolue par la doctrine du Christ. Et c'est pourquoi, à notre époque, nous ne pouvons plus faire semblant de méconnaître cette question et d'ignorer sa solution.

VII. La véritable conception des conséquences de la doctrine défendant la nécessité de la violence, commence à pénétrer dans la conscience de l'homme moderne
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Tout cela est l'œuvre d'un germe prêt à lever, l'œuvre de l'amour, qui débarrassera le monde du péché, qui ouvrira aux peuples une nouvelle voie de vie, dont la loi intérieure ne sera plus la violence, mais l'amour des uns pour les autres.

LAMENNAIS.

CHAPITRE XVI DE LA VANITÉ

I. En quoi consiste la tentation de la vanité
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tentation ne captive les hommes aussi longtemps, ne les éloigne autant de la compréhension du sens de la vie humaine et du vrai bonheur, que la préoccupation de la gloire, de l'approbation, de l'estime, des louanges des autres.

L'homme ne peut se libérer de la tentation que par une lutte constante contre lui-même, et par l'évocation continuelle de son unité avec Dieu, cherchant ainsi son approbation seule.

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Pour faire croire aux gens que nous avons des qualités, nous sommes prêts même à y renoncer. Nous sommes prêts à devenir lâches à condition de passer pour braves.

PASCAL.
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SÉNÈQUE.
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EMERSON.
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Parce que tous le font, répondit celui-ci.

Pardon, pas tous; moi, je ne le fais pas, quelques autres, non plus.

Si ce n'est pas tous, beaucoup le font, la plupart des gens.

Mais dis-moi quels sont les plus nombreux, les sots ou les intelligents?

Certainement ce sont les sots.

Dans ce cas, tu agis comme tu le fais pour imiter les sots.

II. Si beaucoup de gens partagent la même opinion, cela ne prouve pas que cette opinion soit juste
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LA BRUYÈRE.
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CONFUCIUS.

III. Conséquences pernicieuses de la vanité
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société dit à l'homme: «Pense comme nous pensons; crois comme nous croyons; mange et bois comme nous buvons et mangeons; habille-toi comme nous nous habillons.» Si quelqu'un ne se soumet pas à ces exigences, la société l'accable de ses sarcasmes, de ses injures. Il est difficile de ne pas y obéir, mais cependant, si tu t'y soumets, tu t'en sentiras plus mal encore: tu ne seras plus un homme libre, mais un esclave.

D'après LUCIE MALAURY.
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Traduit du chinois.
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Les gens ne croient plus depuis longtemps aux anciennes coutumes, mais ils les observent néanmoins parce qu'ils pensent que la plupart des gens les blâmeraient, s'ils n'observaient plus les anciennes coutumes auxquelles personne ne croit plus depuis longtemps.

IV. La lutte contre la tentation de la vanité
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Les gens qui le méprisent pour ta douceur ne comprennent rien à ce qui est bien pour l'homme. Pourquoi donc te préoccuper de leur appréciation?

D'après ÉPICTÈTE.
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si je n'accomplis ou si je n'accomplis pas ma destinée devant Celui qui m'a envoyé dans la vie.

EMERSON.
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V. On doit se préoccuper de son âme et non pas de sa gloire
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Causeries de SOCRATE.
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SÉNÈQUE.
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VI. Celui qui vit de la vraie vie n'a pas besoin de louanges
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JOHN RUSKIN.
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PASCAL.

CHAPITRE XVII DES FAUSSES CROYANCES

I. En quoi consiste la supercherie des fausses croyances
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céleste préparé pour nous et où nous irons un jour.» Le fait est que, par une étrange erreur de notre raison, l'élan de notre croyance est toujours connexe avec l'idée de notre élévation vers les hauteurs, et nous ne songeons pas que nous aurions beau nous élever, nous devrons néanmoins redescendre encore, afin de pouvoir poser un pied ferme dans quelque autre monde.

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