Le chrétien ne peut pas ignorer que son bonheur est lié, non pas à celui des hommes de son peuple seul, mais au bonheur des hommes de tout l'univers; il sait que son union avec tous les hommes ne peut être rompue par la frontière et les règlements relatifs à sa nationalité. Il sait que tous les hommes sont frères partout, et sont, par conséquent, tous égaux.
E. CARPENTER
Les paroles de Jésus signifient que pour un homme raisonnable qui comprend sa destination, il ne peut y avoir de différence ou d'avantages entre les uns et les autres.
C'est là la raison de toutes les tentations.
Le bonheur incomparable de la vie, avec toutes ses joies, nous est donné. Et nous disons: nous avons peu de joies. On nous donne le plus grand bonheur de la vie: la communion entre tous les hommes, mais nous disons: je veux mon bonheur à moi, celui de ma famille, celui de mon peuple.
de mourir, indépendamment de la classe à laquelle il appartient, nous démontre notre conscience innée de l'égalité de tous les hommes.
Un feu a pris, l'autre prend seulement; mais le feu est le même et nous nous comportons envers chaque feu de la même façon.
D'après RUSKIN.
On ne peut pas faire qu'un homme grand, devienne petit, un fort faible, un intelligent sot, un ardent froid, mais on peut et on doit également aimer et respecter un petit comme un grand, un faible comme un fort, un sage comme un sot.
Tout ce qui est bien est difficile.
MAKHMUD HASCHA hindou .
CHAPITRE XIV DE LA VIOLENCE
Mais chose étrange: tout en pénétrant les lois du mouvement des étoiles, les hommes ne comprennent pas une vérité aussi évidente. Pourquoi? Parce qu'ils croient que la violence est bienfaisante.
qu'un homme se permet d'user de violence à l'égard d'un seul pour le bien de tous, il n'y a plus de borne au mal qu'il pourrait commettre. C'est la même superstition qui justifiait dans les temps passés, les tortures, l'inquisition, le servage, et à notre époque, les guerres qui font périr des millions d'hommes.
D'après SOCRATE.
PASCAL.
ADIN BALLOU.
«D'accord, mais qu'en résulte-t-il?» demandai-je!
«Il en résulte que la défense contre ce qui menace est également une loi de la nature. Et de là, cette conclusion que la lutte et, sa conséquence, la disparition du plus faible, est une loi de la nature; et cette loi justifie incontestablement la guerre, la violence et la vengeance; de sorte que la conséquence de l'instinct de conservation, est que la défense est légitime; par suite, la doctrine qui défend l'emploi de la violence est erronée, comme étant contraire à la nature et aux conditions de la vie sur la terre.»
Je suis d'accord que l'instinct de conservation est la première loi de la nature, et qu'il incite à la défense. Je suis d'accord que les hommes, à l'instar des organismes inférieurs, luttent ordinairement les uns contre les autres, s'offensent et s'entre-tuent même, sous le prétexte de se défendre et de se venger. Mais j'y vois uniquement que la plupart des hommes, malgré la loi humaine supérieure qui leur est révélée continuent malheureusement à vivre suivant la loi bestiale, et se privent ainsi du moyen de défense le plus efficace: de payer le mal par le bien, ce dont ils auraient pu profiter s'ils n'avaient pas suivi la loi bestiale de la violence, mais la loi humaine de l'amour.
ADIN BALLOU.
dit; Que celui de vous qui est sans péché lui jette le premier la pierre. Et s'étant de nouveau baissé il se remit à écrire sur le sable. Quand ils entendirent cela, dénoncés par leur conscience, ils se retirèrent l'un après l'autre, en commençant par les plus notables jusqu'aux derniers, et Jésus lut laissé seul avec la femme. Alors Jésus s'étant relevé et ne voyant personne que la femme, lui dit: Femme, où sont tes accusateurs? Personne ne t'a-t-il condamnée? Elle dit: Personne, Seigneur; Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus; va et ne pèche plus.»
JEAN VIII, 3-11.
D'après BALLOU.
faire lorsqu'un homme se fâche contre toi et te fait du mal? On peut faire bien des choses, mais il ne faut sûrement pas en faire une; il ne faut pas faire de mal, c'est-à-dire la même chose qu'il t'a fait.
MAHOMET.
MAHOMET.
(MATTH., XVIII, 21, 22)