PASCAL.
LAO-TSEU.
Pour consoler ceux qui consacrent leur vie et leurs forces à la noble et difficile lutte contre les erreurs, on peut hardiment dire que, si avant la venue de la vérité, l'erreur continuera quand même à faire son œuvre, elle n'évincera pas jusqu'au bout la vérité conquise et clairement exprimée, pour prendre librement sa place vacante, pas plus que les hiboux et les chauves-souris pendant
la nuit n'intimideront et n'empêcheront le soleil de réapparaître radieux à son lever. Telle est la puissance de la vérité; sa victoire est difficile et pénible, mais une fois gagnée, elle ne peut pas être reprise.
SCHOPENHAUER.
Les objets d'études sont innombrables ; aussi, l'ignorance de la mission et du bonheur des hommes rend-elle impossible le choix dans cette quantité infinie des connaissances et c'est pourquoi sans cette connaissance primordiale, toutes les autres deviennent et sont, en effet, un amusement vain et nuisible.
XÉNOPHON.
SÉNÈQUE.
THOREAU.
seul livre, tandis qu'en croyant à tout ce qui est écrit dans les livres, on devient forcément sot.
Les mauvais livres ne sont pas seulement inutiles, mais encore nuisibles. Car neuf dixièmes de tous les livres ne s'impriment que pour prendre l'argent des autres.
C'est pourquoi il est préférable de ne pas lire du tout les livres dont on parle et dont on écrit beaucoup. Les gens doivent chercher avant tout à lire et à connaître les meilleurs écrivains de tous les siècles, et de tous les peuples. Ce sont ces livres là qu'on doit lire en premier lieu; autrement, on n'aura pas le temps de les lire du tout. Seuls ces écrivains nous instruisent et contribuent à notre éducation.
Nous ne lirons jamais trop peu de mauvais livres et nous ne réussirons jamais à lire trop de bons livres. Les mauvais livres sont un poison moral qui ne fait que griser.
D'après SCHOPENHAUER.
Nous commençons à savoir réellement lorsque nous nous arrivons à oublier complètement ce que nous avons appris. Je ne me rapprocherai pas à une distance d'un cheveu de la connaissance des objets, tant que je considérerai l'objet comme on me l'a appris. Pour connaître un objet, je dois m'en approcher comme d'une chose d'absolument inconnue de moi.
THOREAU.
Ce procédé présente cet avantage que si l'élève n'atteint jamais le dernier degré, comme cela a, en effet, généralement lieu dans la réalité; il gagnera néanmoins à s'instruire et aura plus d'expérience et de sagesse dans la vie.
Mais si l'on retourne ce procédé à l'envers, alors les élèves saisissent quelque chose qui ressemble à la raison avant d'avoir acquis la faculté de raisonner et emportent de l'enseignement une science empruntée, comme collée à eux et non n'adhérant, sans compter que leurs facultés spirituelles restent tout aussi improductives que par le passé et se trouvent en même temps fortement corrompues par la sagesse imaginaire. C'est là la raison pourquoi nous rencontrons souvent des savants (ou plutôt des gens instruits) qui manifestent très peu de raisonnement, et c'est pourquoi il sort des académies plus d'idiots que de n'importe quelle autre classe sociale.
KANT.
JOHN RUSKIN.
PASCAL.
D'après ANGÉLUS.
instant qu'est toute notre vie. C'est pourquoi il faut donner toutes nos forces à cet instant.
PASCAL
MARC-AURÈLE.
Ce n'est pas la longueur de la vie qui importe, mais sa profondeur. Il ne s'agit pas de prolonger la vie, mais de vivre en dehors du temps, et nous ne le faisons que lorsque nous vivons par l'effort du bien. Lorsque nous vivons ainsi, nous ne nous posons pas la question du temps.
D'après EMERSON.
CONFUCIUS.
vie et l'on se sent abandonné, lié, solitaire.
Que de tortures morales, et tout cela pour mourir au bout de quelques minutes! Pourquoi donc s'inquiéter?
Non, cela n'est pas vrai: ta vie existe actuellement. Le temps n'est pas, et l'heure présente vaut des centaines d'années si tu vis cette heure avec Dieu.
D'après AMIEL.
Le sage répondit: «L'œuvre la plus importante c'est d'aimer tous les hommes parce que c'est là l'œuvre de la vie de chaque homme.
«L'homme le plus important est celui auquel tu as affaire en ce moment, parce que tu ne pourras jamais savoir si tu auras affaire à un autre homme.
«Le temps le plus important est le présent parce que là seulement l'homme est maître de lui-même.»
L'amour n'est pas seulement un mot; il comprend les œuvres que nous accomplissons pour le bonheur d'autrui.
Si l'homme décide de ne pas répondre aux exigences du plus petit amour vrai en vue d'un grand amour futur, il se leurre, leurre les autres et n'aime personne, sauf lui.