Victory Storm - Tu Es À Moi стр 5.

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Kendra se laissa tomber sur moi.

La tête me tourne, murmura-t-elle en passant ses bras autourde mon cou.

Je la soulevai et elle se serra fort contre moi, comme si ellecraignait de choir dans le vide.

Je la reconduisis au lit et, lentement, ses mains se détachèrentde mon cou, me glissant sur les épaules et le long de mes bras.

Si elle navait pas été aussi bouleversée et tremblante,jaurais pu croire quelle me provoquait afin de me séduire.

Son touche léger et délicat avait quelque chose dintime et detendre, mais je ne me laissai pas émoustiller.

Jallais me retirer lorsque sa main droite sempara de lamienne.

Son tremblement cessa instantanément.

Je la fixai.

De son côté elle mexaminait. Son expression était perturbéemais ses yeux me regardaient fixement comme si elle espérait ytrouver une réponse.

Et maintenant, te souviens-tu de moi ?, demandai-je.

De nouveau confronté à son silence, je me détachai delle mais,à peine ma main abandonna la sienne, Kendra, effrayée, sursauta etse souleva brusquement pour la reprendre.

Un geste qui lui engendra une nouvelle douleur à lapoitrine.

La douleur la fit hurler et cela lempêcha de se pencherdavantage pour matteindre.

***KENDRA

Javais la tête qui palpitait sourdement et je ne comprenaisrien.

Mon cerveau était vide de tout souvenir et ombre de raison, ilnétait plus que douleur et confusion.

Cet homme devant moi meffrayait mais, en même temps, il merassurait un peu. Était-ce dû au fait quil semblait me connaître ?Mais son regard et son attitude, sévères et implacables,résonnaient comme une sirène dalarme pour moi.

Une partie de moi-même voulait senfuir tandis que lautre mesuppliait de rester et de lui demander de laide.

Je ne savais pas quoi faire et, quand une nouvelle vague de peuret de douleur me submergea, ce ne fut quentre ses bras que jeperçus quelque chose de vaguement familier.

Peut-être était-ce le parfum de sa peau ? Une essence de bois,fraîche et chargée darômes. Intense et virile. Elle me rappelaitconfusément quelque chose mais quoi ?

Et ce visage

Je lavais déjà vu, mais tout était si confus dans mon esprit,du moins jusquà ce que mon regard fût attiré par le sien.

Je percevais quelque chose dans ces yeux dun noir débène. À lafois quelque chose de sauvage et de maîtrisé. Puissant etmagnétique mais également élégant, à limage des habits quilportait.

Tout de suite, javais ressenti une certaine timidité face à ceregard qui me fixait, comme si javais lhabitude de reculer pouréviter de déchaîner son côté agressif, qui semblait prêt à jaillirhors de lui pour détruire quiconque se fût trouvé dans lesparages.

Cette voix enfin Oui, je la connaissais. Jen étais sûre.Cétait cette voix qui mavait tant déconcertée parce que jétaissûre de lavoir déjà entendue ; mais cétait ce ton grave, rude etavec un accent étranger, qui mavait rendue nerveuse.

Même ses paroles mavaient effrayée.

Javais recherché leur signification, la raison pour laquelle ilétait autant en colère contre moi, mais je ne lavais pastrouvée.

Cette pensée mavait fait perdre mon calme et jétais prête àfuir ce danger que je sentais planer au-dessus de moi, telle uneépée de Damoclès.

Jétais terrorisée et toujours plus affaiblie, tant et si bienque mes jambes ne me portaient plus, mais, prise de vertige,javais pu reprendre mon souffle entre ses bras, rassurée parlodeur de sa peau.

Toutefois, il mavait laissée et, tandis que mes mainsparcouraient ses bras jusquà la pointe de ses doigts, je sentis àlimproviste la panique me submerger et métouffer.

Quand je vis sa main se séparer de la mienne, je fus envahiedune peur inexplicable.

Je me voyais de lextérieur, comme une spectatrice, pendant quemon corps tendait vers ce qui semblait être la seule issue avant detomber définitivement dans le néant.

Je bondis en avant quand, à limproviste, une douleur à lapoitrine, un peu en dessous de lépaule gauche, me transperça commesi on me poignardait.

Cela ne dura quun bref moment et, linstant daprès, le monderéel sobscurcit autour de moi.

Je me sentis déconnectée de la réalité, comme si javais étéparachutée dans un autre univers.

Jétais au sommet dun grand escalier, ample et élégant.

La main de cet homme était devant moi.

Elle était tendue vers moi et je pouvais sentir mon corps tendrevers elle, mais la douleur dans ma poitrine revint encore plusforte quauparavant.

Jeus la respiration bloquée dans la gorge pendant que mon corpstombait en arrière, basculant dans le vide.

En vain je mefforçai de contraster cette force invisible quimentraînait dans le gouffre, sans y parvenir.

Devant moi il ny avait que cet homme penché en avant pour merattraper.

Je vis sa main tendue vers moi mais je ne pus leffleurer quunefraction de seconde.

Je levai brièvement les yeux avant de tomber.

Mon regard croisa celui de cet homme.

Jy perçus une ombre de peur et dincrédulité.

Je murmurai : Aleksej, à la recherche désespérée daide, alorsque sa main séloignait de plus en plus et la douleur grandissaitjusquà devenir intolérable.

Puis tout disparut dans le néant.

Une obscurité seulement déchirée par mes hurlements mêlés à ceuxde cet homme qui appelait un médecin.

Mon cœur battait à tout rompre et, le corps secoué de peur, jerouvris les yeux pour mapercevoir que je pleurais.

Jétais totalement recroquevillée sur moi-même, telle unefeuille morte avant quelle finisse à la poubelle.

Je clignai les yeux pour me libérer des larmes et je la visenfin : la main de cet homme était entre les miennes.

Je la serrais fort au point de lui enfoncer les ongles dans lapeau.

Cette image fut comme un doux réveil pour moi.

Jy suis parvenue Je tai attrapé, balbutiai-je, secouéeà la fois de pleurs de soulagement et de ce qui paraissait être unehallucination étant donné que jétais revenue dans la chambreblanche où je métais réveillée.

Que dis-tu ?, me demanda-t-il confus, la respirationsaccadée.

Je Jallais tomber. Aleksej, mefforçai-je dexpliquer,sans toutefois parvenir à lexprimer. Jétais anéantie au point dene plus être capable de construire une phrase structurée.

Tu te rappelles de moi maintenant, siffla-t-il avec une nuancede sarcasme dans la voix qui me perturba.

Aleksej.

Oui, je me souvenais de lui, même sil ne sagissait que dunnom et dun corps physique sans aucune identité pour le moment.

Une petite lueur despoir et les souvenirs dun passé lointainet encore confus.

Jébauchai un sourire de soulagement.

A ce moment-là, le médecin arriva, accompagné de deuxinfirmières.

Aussitôt jentendis lhomme se fâcher et crier quelque chose. Ilme fallut du temps pour comprendre quil sexprimait dans une autrelangue.

Une langue que, petit à petit, je me rappelais avoir connue.

Ils parlaient de choc post-traumatique, dhémorragie cérébraleen cours de résorption, danxiolytiques, tandis que lhomme à moncôté était furieux de navoir pas été informé de ce qui venaitdarriver : il hurlait quil les payait suffisamment pour obtenirdes réponses à propos de ma santé et pour me guérir.

Nous ne savons pas le temps que cela prendra mais,certainement, pas moins dune semaine, tenta de dire le médecindans la même langue.

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