Tolstoy Leo - La Pensée de l'Humanité стр 19.

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(Extrait du discours de Socrate devant le Tribunal.)
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La vie se terminant par une mort définitive serait la mort même.

SKOVORODA.
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SCHOPENHAUER.
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Joseph MAZZINI.
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été trompés. Non pas les âmes basses et noires qui n'ont jamais envisagé cette grande pensée, non pas les gens endormis et distraits qui sont satisfaits du sommeil voluptueux de cette vie et du sommeil des ténèbres dans l'avenir, non pas les égoïstes aux idées étroites et qui sont plus mesquines encore dans l'amour. Non, pas eux. Ils auraient raison, et le bénéfice serait de leur côté. Ceux qui auraient été trompés, ce seraient les grands et les saints que les hommes vénèrent; les trompés seraient tous ceux qui ont vécu pour quelque chose de meilleur que leur bonheur personnel, et qui ont donné leur vie pour le bien commun.

Tous ces hommes auraient été trompés. Le Christ lui-même aurait souffert inutilement en donnant Son esprit au Père imaginaire, et Il aurait tort de croire qu'Il L'avait manifesté par Sa vie. Toute la tragédie du Golgotha ne serait qu'un malentendu: la vérité serait du côté de ceux qui se moquaient de Lui et désiraient Sa mort; elle serait également aujourd'hui du côté de ceux qui sont indifférents à la conformité avec la nature humaine qu'offre cette histoire soi-disant imaginaire. Qui vénérerait-on, qui croirait-on si l'inspiration des êtres supérieurs n'était que des fables ingénieusement combinées?

PARKER.
II. Le principe du changement de l'existence qui a lieu pendant la vie corporelle est inaccessible à la raison humaine
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PLATON.
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D'après KANT.
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III. La mort est une libération
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D'après HÉRACLITE.
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Le bâtiment, c'est la vie spirituelle; les chantiers, c'est le corps. Et l'homme qui a construit son bâtiment spirituel se réjouit en mourant de voir tomber les chantiers de sa vie corporelle.

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au monde pousse, fleurit et revient à sa racine. Ce retour est le retour conforme à la nature. La conformité avec la nature signifie l'éternité; c'est pourquoi la destruction du corps ne présente aucun danger.

LAO-TSEU.
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(Du discours d'adieu de Socrate à ses élèves.)
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Il le voit de même sur les autres hommes, et il le sait également que son corps vieillira, qu'il dépérira et mourra, comme tout ce qui naît et vit au monde.

Mais, en dehors de ce qu'il voit sur les autres êtres et sur lui-même, tout homme sait aussi qu'il y a quelque chose en lui qui ne faiblit ni ne vieillit; il sait, au contraire, que plus il vit, plus ce quelque chose se fortifie et se perfectionne: c'est son âme à laquelle rien ne peut arriver de ce qui arrive au corps. C'est pourquoi la mort n'effraie que celui qui ne vit pas de l'âme, mais du corps.

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Kouran hindou.
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Le voile se lève sur l'avenir, les ténèbres se dissipent, et nous sentons notre immortalité encore ici-bas.

MARTINEAU.
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Celui qui vainc les autres est fort; celui qui se vainc lui-même est puissant.

Mais celui qui sait qu'il ne disparaîtra pas en mourant est éternel.

LAO-TSEU.
IV. La naissance et la mort sont les bornes au delà desquelles notre vie nous est cachée
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L'homme sort de la maison, travaille, se repose, mange, s'amuse, travaille à nouveau et, lorsqu'il est fatigué, il rentré chez lui.

Il en est de même durant toute la vie humaine; l'homme sort de chez Dieu, travaille, souffre, se console, se réjouit, se; repose et, s'étant suffisamment tourmenté, il revient à la maison, de laquelle il est sorti.

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De même que notre état antérieur se rapporte à l'état actuel, notre état actuel se rapporte à l'état futur.

LICHTENBERG.
V. La mort libère l'âme des limites de la personnalité
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C'est de ce fait que résulte, apparemment, l'expression de paix et de repos que l'on remarque sur les figures de la plupart des morts. La mort de tout homme de bien est facile et tranquille; mais mourir avec empressement, volontiers, mourir avec joie, voilà l'avantage de celui qui a renoncé à lui-même, de celui qui renonce à la vie individuelle, de celui qui la nie. Car seul cet homme a réellement envie de mourir et, par suite, n'a besoin ni ne demande d'existence ultérieure pour sa personnalité.

SCHOPENHAUER.
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VI. La mort dévoile ce qui paraissait inconcevable
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de concevoir.

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AMIEL
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CHAPITRE XXX LA VIE EST UN BIEN

I. La vie est le bonheur suprême, accessible à l'homme
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DOSTOIEVSKY.
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II. Le vrai bien est dans la vie présente, et non dans la vie «d'outre-tombe»
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D'après la vraie doctrine chrétienne, le but de la vie est le bonheur, et on obtient ce bonheur ici-bas.

Le vrai bien est toujours en notre pouvoir. Il suit la vie juste comme une ombre.

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ANGÉLUS.
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tu vivras sûrement bien, et les autres ne s'en ressentiront pas plus mal, mais mieux.

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D'après DOSTOIEVSKY.
III Tu ne trouveras le vrai bonheur qu'en toi-même
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ANGÉLUS.
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ANGÉLUS.
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Doctrine bouddhiste.
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CONFUCIUS
IV. La vraie vie est la vie spirituelle
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Or la vie humaine a ce sens. Il est dans notre conscience de plus en plus nette de receler en nous Dieu.

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Seul ce perfectionnement continuel donne la vraie joie qui ne cesse de grandir. Chaque pas en avant fait sur ce chemin, entraîne une récompense qui est obtenue immédiatement. Et rien, ne peut la ravir.

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